Les opérateurs français prévoient la fermeture progressive des réseaux 2G et 3G entre 2026 et 2029. Une transition technologique qui vise à privilégier la 4G et la 5G, offrir une meilleure sécurité ainsi que des débits supérieurs et une consommation énergétique réduite. Toutefois, cet arrêt programmé entraînera l’obsolescence de certains équipements connectés et anciens téléphones.
Les réseaux 2G et 3G ont été déployés dans les années 1990 puis 2000 et ont ouvert l’ère de la téléphonie mobile grand public, en permettant tout d’abord de passer des appels en situation de mobilité, puis de bénéficier d’un accès à Internet haut débit sur le téléphone.
Pour quelles raisons stopper les réseaux 2G et 3G ?
Pour les opérateurs, l’arrêt de ces anciennes technologies permet de libérer des fréquences pour les réutiliser au profit de la 4G et de la 5G, plus sécurisées et plus performantes. Ensuite, les réseaux 2G et 3 G ne sont plus employés que par une infime partie de la population et sont par ailleurs plus énergivores. La maintenance de ces équipements est peu à peu délaissée au profit des technologies plus récentes.
À quelle échéance la fermeture de ces réseaux est-elle prévue ?
L’arrêt est progressif et le calendrier varie selon les opérateurs, mais les échéances sont encadrées et annoncées par l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep).
Certaines communes du Sud de la France sont concernées dès le 31 mars pour le réseau Orange. La généralisation de l’extinction de la 2G en France métropolitaine, tout opérateur confondu, sera effective en décembre 2026. En ce qui concerne la 3G, l’arrêt du service prendra effet à compter de la fin 2028.
Qui est concerné par l’arrêt de la 2G et de la 3G ?

Selon l’Arcep, 2,6 millions de cartes SIM en 2G/3G sont encore utilisées, hors technologie M2M*, aussi bien par des particuliers que des professionnels. En cause, des anciens modèles de portables, choisis pour leur simplicité d’usage ou leur plus grande autonomie et encore très présents.
Selon Cyrille-Frantz Honegger, délégué régional Centre-Est aux relations institutionnelles Altice-France SFR, les usagers concernés ont été prévenus en amont par leur opérateur du besoin de remplacer leur équipement par du matériel compatible en 4G ou 5G.
« Il n’y aura pas beaucoup d’impact sur ces utilisateurs, les opérateurs les connaissent, ce sont leurs clients. On les incite à changer de forfait », assure-t-il. Pourtant, dans le dernier observatoire de la satisfaction client de l’Arcep, seuls 26 % des abonnés mobile déclarent avoir été informés par leur opérateur de l’arrêt progressif des réseaux 2G et 3G.
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Comment savoir si mon téléphone est compatible ?
Pour savoir si votre téléphone pourra continuer à fonctionner après l’arrêt des réseaux 2G et 3G, vérifiez le manuel d’utilisation ou sur le site internet du constructeur de votre téléphone. En outre, l’appareil doit supporter la technologie VoLTE (Voice over LTE) pour passer des appels et envoyer des SMS sur le réseau 4G, ce qui peut être confirmé sur les pages d’assistance dédiées de votre opérateur de téléphonie. Vous pouvez vérifier également les réglages réseau dans les paramètres de votre téléphone.
Enfin, si vous envisagez l’achat un nouveau téléphone, veillez à ce qu’il supporte a minima la 4G et la fonction VoLTE pour garantir sa longévité au-delà de 2026.
Quels autres appareils sont concernés ?
Pour finir, attention aux autres équipements du quotidien susceptibles d’utiliser les réseaux 2G/3G comme les systèmes d’alarme connectés, les dispositifs de télésurveillance, ainsi que les interphones et visiophones connectés mais aussi certains dispositifs médicaux ou encore des systèmes de pilotage du chauffage par exemple.
À l’extinction des réseaux, tout équipement qui n’est pas compatible avec des technologies plus récentes comme la 4G, la 5G ou d’autres alternatives cessera de fonctionner et devra être remplacé.
Pour anticiper ces changements et vérifier la compatibilité de votre matériel, il est recommandé d’établir un diagnostic en contactant directement votre fournisseur de service (votre installateur d’alarme ou votre prestataire de téléassistance, par exemple).
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*M2M : technologies utilisées par les machines afin de communiquer entre elles, sans intervention humaine directe (télémétrie, compteur Linky…).



