Canicules de l’été 2026 : quel coût estimé ? 

L’été 2026 a été marqué par des épisodes climatiques extrêmes : plusieurs canicules, déficit hydrique sévère, feux de forêt historiques… Une mission de l’Assemblée nationale a évalué le coût provisoire de cet été catastrophique. 

L’agriculture et la santé particulièrement impactées par les canicules

La commission des finances de l’Assemblée nationale a publié, le 5 octobre 2026, une communication en conclusion des travaux de la mission d’information flash relative au coût de la canicule. Les fortes chaleurs et la sécheresse ont impacté principalement : 

  • l’agriculture avec une baisse d’environ 8 % de la valeur ajoutée agricole en moyenne annuelle ; 
  • la construction (-2 points de croissance pour les travaux publics au troisième trimestre).

Le secteur de la santé a également été très touché, avec des dépenses supplémentaires qui atteignent un minimum de 700 millions d’euros (contre 135 millions estimés pour la canicule de 2003) :

  • 200 M€ pour l’Assurance maladie ; 
  • 100 M€ pour les urgences ; 
  • Entre 260 et 520 M€ pour les établissements sociaux ou médico-sociaux.

La lutte contre les incendies a engendré des surcoûts pour l’ensemble des acteurs publics chargés de la sécurité civile dont 260 M€ pour l’État central. Les dépenses supplémentaires en soutien à l’agriculture atteignent 1,3 milliard d’euros (Md€). Les dépenses d’urgence pour l’adaptation du système scolaire atteindraient 10 M€. 

Pour les ménages et les entreprises, les fortes températures et les incendies auraient un coût global supérieur à 11 Md€.

Au total, la commission estime que le coût de cet été 2026 serait de l’ordre de 16 milliards d’euros.

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Les recommandations de la mission de l’Assemblée nationale

Au regard de ces éléments, la mission estime qu’un effort de 10 à 13,6 Md€ (partagé entre l’État, les collectivités territoriales, les autres acteurs publics, les ménages et les entreprises) serait nécessaire pour engager les mesures les plus urgentes, dès 2027.

La mission formule 45 recommandations, parmi lesquelles :

  • l’adoption d’une loi de programmation de la sécurité civile définissant les objectifs de renforcement des moyens humains et matériels, leur calendrier et la trajectoire financière associée ; 
  • l’extension du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles aux incendies de forêt et de végétation d’intensité exceptionnelle ; 
  • l’adaptation des lieux de vie, des écoles et des établissements de santé aux fortes chaleurs ; 
  • le financement d’opérations de renaturation urbaine.

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